Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 18:04

Depuis le 7 juin, on accable le PS. Certains de ses adhérents se posent même la question du départ, autant excédés que les électeurs de ce que leur parti est devenu. Mais qu’en est-il des autres listes ?

Le Front de Gauche va s’essouffler si ce n’est déjà fait. Le deal entre Marie-Georges Buffet et Jean-Luc Mélenchon (« donne-moi ton important réseau de militants, je te ressuscite ») ne pourra pas tenir très longtemps. Le score étant d'ailleurs loin d'être à la hauteur de leur attente.
Europe Ecologie, quand bien même elle réussirait à transformer sa liste en parti, n’a pas un avenir certain. La pertinence de ses « listes autonomes » est à démontrer. 

Le NPA, lui, est de plus en plus isolé. La nouveauté du jeune candidat Besancenot qui vient en tee-shirt sur les plateaux de télé ne fonctionne plus. Et surtout, son électorat populaire a peu goûté à la récupération qu’il a voulu faire des dernières grèves.

Mais tous ensemble, forces de gauche, nous avons en nous la solution... si nous sommes rassemblés.

Alors que faire ? Quitter notre parti, en claquant la porte ? Je n’ai pas envie de cela car je crois que le PS doit accomplir sa mutation et que nous devons y participer collectivement. Partir à la Mélenchon n’aurait pas de sens, de sens politique, et l’on ruinerait toute opportunité de rassemblement de la gauche. On aurait un nouveau parti à côté d'un PS encore un plus affaibli par ces départs. 
Cette attitude accentuerait l'émiettement de la gauche et l'hémorragie politique à laquelle on a assisté ces dernières années où l'on n'a jamais autant vus de partis se créer à gauche.

Nous devons alors œuvrer au sein du parti socialiste, non plus pour faire bouger les lignes mais pour tout changer, renverser la table. Je crois comme Pierre Moscovici que le dilemme qui se pose c’est « changer ou mourir ». 

Cela doit aller vite, très vite. C’est pourquoi de nombreux leaders socialistes de Ségolène Royal à Benoît Hamon ont avancé l'urgence de primaires populaires.

« Il ne s'agit pas d'une technique de désignation, mais d'une vision politique », comme le dit le secrétaire national du PS à la Rénovation, Arnaud Montebourg. De plus en plus de militants socialistes sont convaincus que les primaires populaires sont une nécessité pour rassembler la gauche et construire un projet de société avec toutes ses forces : les partis, les associations, les syndicats… bref les Français qui aujourd’hui par leur solidarité, leur mobilisation et leur courage représentent la première force d’opposition à la droite.


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